Noä — Paris
Notre histoire
Elle commence par un chat qui refusait l’eau de sa gamelle, et par une pièce trop belle pour un objet trop laid.
Léa, Nino, et un dimanche de trop
Léa habitait un deux-pièces près de Parmentier, avec Nino, un européen gris au regard de juge. Graphiste le jour, elle passait ses soirs à déplacer des objets pour que l’appartement respire.
La fontaine en plastique fluo, achetée un soir de fatigue, n’avait jamais trouvé sa place. Nino la regardait, s’approchait, puis retournait à la vaisselle. Léa a ouvert un carnet et a dessiné une forme simple : un réservoir d’inox, un filet d’eau, rien d’autre.
L’atelier de la rue Saint-Maur
Elle a montré le croquis à Marc, un ami designer objet qui occupait un fond de cour près de la rue Saint-Maur. Ils ont passé l’hiver à prototyper : trop haut, trop bruyant, trop fragile, puis enfin assez juste pour que Nino s’arrête et boive.
Autour de la fontaine sont venus un griffoir en carton à la vague douce, une gamelle à reliefs pour ralentir les croquettes, des filtres à remplacer sans cérémonie. Pas une usine. Une table, deux têtes, un chat juge.
Pourquoi Noä
Le nom est venu un soir, presque malgré eux. Noä, comme un prénom, comme un souffle. Assez doux pour une maison, assez net pour une marque.
Ils voulaient des objets qui se font oublier une fois adoptés : utiles, calmes, honnêtes sur ce qu’ils sont. Pas de slogans. Pas de promesse d’animal transformé. Juste une place, dans la pièce, pour boire, griffer, manger.
Aujourd’hui
Noä est une marque éditée par Optimship, à Paris. L’équipe reste petite. Les objets partent de la même idée : tenir dans une maison réelle, avec un animal réel, et un propriétaire qui n’a pas le temps de décoder une fiche produit.
Si vous écrivez à contact@noapets.fr, ce n’est pas une boîte noire. C’est encore une conversation.